4471 Boulevard du 30 juin, Commune de la Gombe
Kinshasa - RD Congo
Lors de mon passage à Paris, j’ai eu l’opportunité de prendre part, ce jeudi 30 avril 2026, à deux rencontres à l’Assemblée nationale française, à l’invitation du député Carlos Martens Bilongo, président du groupe d’amitié France–République Démocratique du Congo.
Ces échanges ont été l’occasion de renforcer les relations institutionnelles entre nos deux pays, mais surtout d’aborder en profondeur les enjeux liés à la gouvernance électorale en République démocratique du Congo, dans un contexte où les attentes en matière de crédibilité, de transparence et d’inclusivité sont de plus en plus fortes.
Au cours d’une première rencontre officielle, en présence de l’ambassadeur de la RDC en France, mon interlocuteur a salué les efforts consentis par la CENI dans l’organisation des élections de 2023, tout en reconnaissant les défis importants auxquels nous avons été confrontés. Il a également mis en lumière l’intérêt croissant de la diaspora congolaise en France pour la vie politique nationale, y compris parmi les jeunes générations nées à l’étranger.
Pour ma part, j’ai tenu à rappeler que chacun de mes déplacements à l’étranger est aussi une opportunité de rétablir la vérité sur le processus électoral congolais, souvent sujet à des perceptions approximatives ou incomplètes.
J’ai également souligné que la CENI est déjà pleinement engagée dans les préparatifs des prochaines échéances électorales prévues en 2028. Une feuille de route couvrant la période 2024-2028 a d’ailleurs été publiée à cet effet. Pour moi, les élections ne doivent pas être perçues comme un événement ponctuel, mais bien comme un cycle continu dont la préparation commence dès la fin du scrutin précédent.
J’ai par ailleurs présenté les réformes engagées depuis mon arrivée à la tête de la CENI, visant à renforcer la crédibilité du processus électoral. Celles-ci portent notamment sur l’inclusivité, la transparence et l’innovation, avec un accent particulier sur la digitalisation des opérations électorales, l’observation électorale à long terme ainsi que l’amélioration des mécanismes de gouvernance, notamment à travers la mise en place d’une commission de passation des marchés.
Bien entendu, j’ai également évoqué les défis qui persistent, notamment sur les plans sécuritaire, logistique et financier, et qui nécessitent une mobilisation constante de l’ensemble des parties prenantes.
Sur le plan régional, j’ai rappelé le rôle que joue aujourd’hui la RDC dans la gouvernance électorale africaine, notamment à travers sa présidence du Réseau des organes de gestion des élections d’Afrique centrale (ROGEAC), ainsi que sa vice-présidence au sein de l’ECF-SADC.
En marge de ces échanges, j’ai également rencontré une délégation de la diaspora congolaise vivant en Europe. Ces échanges ont été particulièrement enrichissants. Les représentants ont exprimé leur volonté de mettre leur expertise au service du développement du pays, tout en plaidant pour une meilleure représentation de la diaspora au sein des institutions nationales.
Ces rencontres confirment une chose : les enjeux électoraux de la RDC suscitent un intérêt réel, au-delà de nos frontières. À nous de continuer à porter un discours clair, fondé sur les faits, et à renforcer la confiance autour de nos processus électoraux.
Denis Kadima Kazadi, expert congolais en gouvernance et élections, préside la CENI depuis le 22 octobre 2021, nommé par ordonnance présidentielle du chef de l'État, Félix Tshisekedi.
Nous sommes ravis de vous entendre et commençons quelque chose de grand
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